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François Gorin,
Hugo Cassavetti,
Frédéric Péguillan,
Sophie Bourdais,
Odile de Plas,
Jean-Baptiste Roch,
Erwan Perron,
Anne Berthod,
Louis-Julien Nicolaou
Publié le 11/12/22
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frise

Bertrand Belin pour son album « Tambour Vision ».
Photo : Jean-Francois Robert pour Télérama
Septième album pour Bertrand Belin et, chose rare, son inspiration semble s’enrichir avec le temps. Le son mat de la production, signée Renaud Letang, associé à la voix basse de Belin, à sa diction nicotinée, donne une unité remarquable au disque, qui déploie un éventail de pulsations et de répétitions à mots choisis, dont la retenue fait la force.
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Une collection d’« accroche-cœurs » au canevas serré, qui explorent l’amour entre l’adolescence et l’âge adulte, disent les chagrins maladroits, le désir naissant ou finissant. Un disque retenu dans les sixties mais aussi nourri d’influences new wave et électroniques qui apportent une tension rythmique très moderne. De la douceur sans la mièvrerie.
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Une belle découverte que ce duo masculin-féminin (Neysa May Barnett, Émile Larroche), ex-Parisiens et néo-Beaucerons aux goûts déviants, portés sur les accumulations rythmiques et les psalmodies envoûtantes. UTO passe du français à l’anglais, de la pop céleste déclamée d’une voix blanche à l’electronica nerveuse. Disque de notre été.
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La douleur du premier album, Les Failles, cède la place à un possible apaisement, tout comme les cordes fines de son autoharpe s’effacent au profit des claviers, copilotés avec l’ami Flavien Berger, que les amateurs d’électronique doucement barrée connaissent bien. Le changement ne bouleverse pas les mélodies graciles de ses chansons, mais leur donne une rondeur nouvelle.
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Simple, franc-jeu, Florent Marchet fait mouche en revenant au beau classicisme de la chanson. Construit à partir d’un simple piano-voix, complété de percussions douces et de cymbales discrètes, Garden Party et son écriture ciselée nous invite à revivre les moments fondateurs d’une existence et le quotidien dans ce qu’il a de plus touchant, avec ses drames invisibles qu’on devine.
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Bill Callahan pour son album « Ytilaer ».
Photos  Hanly Banks Callahan
Une fois de plus, le quinquagénaire américain au baryton si reconnaissable nous transporte, entre incertitude et clairvoyance, avec ses lumineuses ruminations musicales. Passant d’un folk intimiste et bucolique à un rock quasi free, presque jazz, il partage son envie, en réaction à un monde dominé par le repli (la pandémie, le climat politique, le nombrilisme des réseaux sociaux), de partager un peu de chaleur humaine.
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Sorti tout droit du Walk On The Wild Side de Lou Reed, Ezra Furman injecte dans ses mots et sa musique une passion, une urgence qui prennent aux tripes. Avec un rock’n’roll mélodique qui doit autant à la furie des Cramps qu’à la girl pop orchestrée des Shangri-Las, voici une ode brûlante à la solidarité des exclus et des marginaux. Un glam-garage nourri d’une écriture puissante au parfum mystique.
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Passée du folk indé à la « big pop », la trentenaire américaine affirme comme jamais une voix capable de susurrer à notre oreille ou d’implorer le ciel avec une intensité à nous faire chavirer. Quel plus bel écrin que celui d’une country classique, à la fois sobre et luxuriante, pour chanter la confusion de sentiments résolument modernes ? Chaque titre a l’étoffe d’un vieux standard où résonnent la passion, le regret, la déception et le pardon.
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Le meilleur album de Radiohead depuis.. quand déjà ? Formé par Thom Yorke, Jonny Greenwood et le batteur (de jazz) Tom Skinner, ce trio est une divine surprise, les deux premiers, affranchis de la contrainte de faire « délibérément compliqué », paraissant simplement heureux de jouer ensemble, dans la tradition des grandes heures du progressif anglais. Yorke s’y assume enfin comme l’immense chanteur qu’il est.
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Jeff Tweedy, amoureux d’une musique qui a toujours su saisir le meilleur d’un pays déchiré entre ses valeurs fondatrices et la perte de ses repères, livre un album à la fois triste et beau, blessé, mais nourri d’une harmonie collective. Tantôt minimales, tantôt plus ouvragées, les chansons s’enchaînent, portées par la voix légèrement brisée d’un homme qui s’obstine à demeurer une des forces vives du rock d’auteur américain.
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Kurt Wagner pour son album « The Bible ».
Photo : Mickie Winters
Non seulement Kurt Wagner ne semble pas se lasser d’explorer de nouveaux territoires sonores, mais il parvient régulièrement à surpasser ce qu’on peut attendre d’un groupe aussi expérimenté que Lambchop. Voici donc un nouveau chef-d’œuvre, où la pedal-steel tutoie l’autotune, où le gospel moderne épouse les mouvements d’une symphonie.
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Surprise de l’année, ce jeune trentenaire venu de São Paulo a tourné avec O Terno avant de lancer sous son seul nom cette pop néo-bossa, suave, acoustique, immédiatement séduisante et qui pourtant ne cesse de déployer ses charmes au fil des écoutes. Le Brésil avait sûrement besoin d’un peu de douceur et nous aussi.
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Les aléas de la vie ont forgé une nouvelle maturité chez la dame de Portland et voici son album le plus inventif et le plus lumineux depuis longtemps. Dopées par les idées du producteur new-yorkais Shahzad Ismaily, ses chansons trouvent à chaque fois l’élan, la fraîcheur et l’arrangement qui font mouche. Une vraie renaissance.
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Après un léger passage à vide créatif, le duo de Baltimore embarque l’auditeur dans une longue virée nocturne aux néons oniriques, aux brumes euphorisantes, aux drapés majestueux. Les hauts et bas de la rencontre amoureuse y sont orchestrés par Victoria Legrand et Alex Scally avec une maestria qui, sans égaler les sommets passés, nous envoûte à nouveau.
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En solo comme avec son groupe Real Estate, ce tranquille artisan tient sa ligne claire, ornant d’entrelacs de guitares des compositions rêveuses où il est question de souvenirs d’une jeunesse turbulente comme des joies de la vie domestique. Mélodies folk-rock hors d’âge au parfum d’après-midi d’été finissant, doucement teintées d’obstination et de ferveur.
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Jeanne Added pour son album « By Your Side ».
Photo : Camille Vivier
Troisième disque naviguant avec souplesse et élégance entre pop-jazz à la Joni Mitchell (Hey Boy) et funk-R’n’B-électro sous influence de Prince (Relax, Another Place). Mais c’est surtout une Jeanne Added nouvelle, souriante et relâchée, volontiers caressante, que l’on découvre ici avec émerveillement. Un album personnel et culotté qui inspire un sentiment rare et précieux : la confiance en soi.
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Avec la trentaine serait-il parvenu à une certaine forme de sérénité ? Valentin Le Du, le garnement du 93 qu’on avait bombardé inventeur du rap burlesque, n’a jamais été aussi proche de la poésie. Laissant de côté la provoc, il n’a pas peur d’apparaître sincère. De ce disque aux fines productions, à la fois cafardeux et combatif, on retient surtout le combat. Vald, roi du rap plurivoque, est ici à son top.
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Si le grand public n’a pas (encore) fait un triomphe à Superpoze, c’est peut-être parce que sa musique cultive le secret, s’adressant à des auditeurs qui, comme lui, ont un rapport intime voire quasi mystique avec le son et le silence. Pour appréhender le rêve, quoi de mieux que ce disque progressant par tableaux, où les époques communiquent si facilement, des sonorités graves d’un violoncelle du XVIᵉ siècle à celles d’une boîte à rythmes ?
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« Demain j’irai graver mon deuil sur sa peau […] / Il est mort, le soleil. » Plutôt inattendu pour un rappeur, cet hommage à un tube de Nicoletta sur Decrescendo. En quinze titres moins sombres qu’il voudrait nous le faire croire, Lomepal navigue avec aisance entre rap, pop-rock et grande variété des années 1960-1970, entouré de solides musiciens. Autant que son écriture, simple et directe, on apprécie la force de son interprétation.
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Un chant murmurant, près du micro, qui demande de l’attention mais captive grâce à de subtils relâchements et envolées : de chœurs délicats en lumineux et discrets effets synthétiques sur sa voix. Mettant en musique les textes de Renée Vivien ou Marceline Desbordes-Valmore, le pianiste et producteur électro poursuit avec brio sa conversation avec les poètes entamée sur Oh ! (2020).
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Kendrick Lamar pour son album « Mr. Morale & The Big Steppers ».
Photo : Universal Music
Complexe, sans véritable « banger », ce cinquième album de Kendrick Lamar, parfois minimaliste dans les instrumentations, et plus intime, déroute. Mais sa force ne cesse d’impressionner au fil des écoutes.
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Après l’immense Ta13oo (2018), où sa filiation avec le rap psyché d’Outkast autant que la rugosité du métal faisait des étincelles, Denzel Curry opère un virage tout en finesse vers le jazz et la soul, sublimant les tourments qui le traversent.
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Sur son virevoltant deuxième album, qui mélange allègrement afro-soul, hip-hop et R’n’B, la chanteuse et violoniste, entre provoc bariolée et émancipation féministe, s’affirme comme une compositrice prodige et une star en devenir.
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Nourrie par la culture club, le grime, le UK garage, autant que la pop ou le R’n’B des années 90, la jeune Anglaise Blane Muise, alias Shygirl, frappe fort sur ce premier album melting pot, où sa voix pure illumine des mélodies irréelles aux accents futuristes.
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Encore ancré dans l’électro industrielle de Sheffield et le post-punk de Manchester, ce deuxième album des WMC, menés par le talentueux Syd Minsky-Sargeant, allie subtilement penchants dansants et noirceur envoûtante.
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Hollie Cook pour son album « Happy Hour ».
Photo : Fabrice Bourgelle
Avec ce quatrième album, la fille du batteur des Sex Pistols atteint une réjouissante maturité artistique et redonne ses lettres de noblesse au lovers rock, courant romantique né à la fin des années 1960. Portée par des arrangements luxuriants à base de cordes entraînantes, de cuivres majestueux et d’un orgue rappelant celui des Specials, la voix enchanteresse de Cook fait preuve d’une délicieuse fluidité avec ces montées dans les aigus dont elle a le secret.
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On n’avait pas entendu si belle voix de falsetto depuis Junior Murvin (Police and Thieves). Cet Anglais de 29 ans biberonné au punk et aux sound systems du festival de Notting Hill, en fait fort bel usage sur un magnifique premier album aux sonorités variées mais toujours cohérentes. Son reggae transpire les bonnes influences, du roots jamaïcain vintage au UK dub en passant par les sons à l’étouffée des Berlinois de Rhythm and Sound. Une révélation !
Quelques mois après la sortie de l’album Midnight Rocker, le maître du mixage Adrian Sherwood en propose une version redynamisée qui met en majesté la voix de Horace Andy, chanteur au vibrato unique. Ou comment transformer un disque de reggae pépère en œuvre hors pair !
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Jammy a, selon le principe du dub, déconstruit puis remonté une douzaine de ses productions des années 1980-1990 signées Black Uhuru, Sugar Minott ou Gregory Isaacs afin d’en proposer des versions inédites. Souvent amputées des voix remplacées par des instruments et des effets de mixage (écho, phasing…) virtuoses, ces morceaux jouissent d’une nouvelle dynamique qui en font des compositions quasi originales.
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Entouré d’une pléiade de MCs venus de partout (Belén Natalí, Charlie P, Sr. Wilson, Junior Roy, Nazamba), le producteur savoyard Rico, connu pour son stepper dub gargantuesque, se réinvente en proposant un audacieux cocktail de reggae, rub-a-dub, dubstep, afro-trap et électro. Il a mis pas mal de finesse dans ses compositions et souvent ralenti les tempos sans renoncer à la puissance des mots et des basses. Audacieux changement dans la continuité.
Rocío Márquez et Bronquio pour leur album « Tercer cielo ».
Photo : Lhaura Raín
La tellurique chanteuse andalouse, qui n’a cessé de faire muter son flamenco, nous catapulte aujourd’hui dans une autre galaxie. Zébré de programmations disruptives, de sonorités vrombissantes et de vocaux trafiqués, cet objet non identifié est un essai aussi viscéral que radical qui explore de façon visionnaire les possibles du cante jondo, une ode hétérodoxe à l’essence du flamenco dans ce qu’il a de plus libertaire.
Une voix profonde et mélismatique venue de Tunisie, des musiciens aussi fougueux que raffinés (luth setar, cithare qanoun, vièle kamanché, oud, percussions…) dont les tourneries tournent la tête, pour sublimer l’ivresse mystique des chants d’amour arabophones du poète persan Rūmī – ce qui n’est pas si courant. Tout simplement extatique.
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La chanteuse et violoncelliste folk de La Nouvelle Orléans se plonge dans les archives de Radio Haïti Inter, qui fut la première du pays à diffuser des reportages en créole haïtien : agrégeant extraits de documentaires et rythmes afro-caribéens, discours historiques et spoken word, elle rend un hommage à la liberté de la presse formellement ambitieux. Dans ce cortège de voix, la sienne oscille entre langueur et révolte, craquante comme jamais.
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Entre l’explosive bass music du beatmaker suisse et le « sweng flow » nonchalant du MC kényan, hybridé d’anglais, de swahili et de dialecte bantou local, l’alchimie a été immédiate et fracassante. Entre grime épileptique et reggaeton canaille, steeldrums caribéens et flûtes traditionnelles, ces tubes surpuissants composent un bouquet de vibes tueuses, que viennent compléter une poignée de collaborations avec quelques gâchettes du dancefloor africain.
De Lhasa, Carolina Katún partage la fibre polyglotte, le moiré de la voix et l’enivrante mélancolie. Ses nouvelles compositions singularisent davantage cette chanteuse suisso-mexicaine férue de poésie, dont les émotions s’envolent avec délicatesse, nues, intenses et limpides. À la fois légère et profonde, son intériorité bouleverse.
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Avishai Cohen pour son album « Naked Truth ».
Photo : Sam Harfouche/ECM Records
Sans artifices, sans bavardages ni détours, le trompettiste israélien et ses fabuleux musiciens plongent lentement, résolument, au cœur des choses. Et, en neuf mouvements, façonnent une suite à la beauté noble et trouble, à l’image de ce que doit être la « vérité nue ».
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Le Français Jean-Pierre Como (piano), le Danois Thomas Fonnesbæk (contrebasse) et l’Italo-Suédois Niclas Campagnol (batterie) se sont découvert un langage commun, les standards, qui leur permet de déployer des trésors de finesse et d’élégance. Et de répandre une de ces joies des hauteurs réservée aux musiciens les plus exigeants et les plus accomplis.
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Plaisir (suprême) des compositions, surprises des orchestrations, inspiration divine et floraison de mélodies exquises : avec ce dixième album, Le Sacre du Tympan paraît plus grand que jamais – et Fred Pallem est toujours son prophète.
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Continuums fous du piano d’Andy Emler, bonds et rebonds de la contrebasse de Claude Tchamitchian, charges et décharges explosives du batteur Éric Échampard définissent une architecture kaléidoscopique, en perpétuelle mutation. Création et chaos, harmonie asymétrique et symétrie anharmonique se reflètent ainsi, jusqu’au vertige.
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À 84 ans, Charles Lloyd aura réussi à marquer 2022 en sortant trois albums enregistrés avec trois trios différents. Celui-ci est peut-être le plus envoûtant, non seulement parce que le saxophoniste et flûtiste américain y dialogue avec deux musiciens supérieurs et très inspirés (Zakir Hussain aux percussions et au chant et Julian Lage à la guitare), mais aussi parce qu’il témoigne d’une ferveur sincère, imperméable au passage des ans.
Raphaël Pichon et son ensemble Pygmalion pour leur album « Matthäus Passion ».
Photo : Fred Mortagne
Fervents interprètes de Johann Sebastian Bach, Raphaël Pichon et son ensemble Pygmalion ont mûri pendant cinq ans l’enregistrement de cette splendide Passion selon saint Matthieu. L’orchestre et les chanteurs (chœur impressionnant de ferveur et de musicalité, luxueuse équipe de solistes incluant Sabine Devieilhe, Stéphane Degout, Lucile Richardot et Julian Prégardien) nous y racontent, explique le chef, « un drame avant tout humain ».
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L’Américain George Gershwin et le Russe Alexander Tsfasman ne se sont jamais rencontrés, mais furent des champions de l’hybridation musicale, Tsfasman étant passé de la tradition savante au jazz, tandis que Gershwin s’imposait à Broadway avant de rejoindre le champ classique. Dans cet album au swing délicieux, les pianistes Arthur Ancelle et Ludmila Berlinskaya les font dialoguer à travers leurs œuvres, arrangées et transposées avec habileté et imagination.
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Le claveciniste et chef baroque Francesco Corti profite de sa double compétence pour organiser un passionnant rapprochement entre deux visages du même Haendel : côté pile, l’auteur de suites somptueuses conçues en fonction de sa propre virtuosité ; côté face, le compositeur prolifique d’oratorios et d’opéras. De ses mains effectivement ailées, l’interprète fait surgir du clavier tout un théâtre vivant et bigarré.
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Fidèle à son amitié musicale pour le compositeur russo-polonais Miec­zysław Weinberg (1919-1996), la cheffe lituanienne Mirga Gražinyté-Tyla lui consacre une nouvelle salve d’enregistrements de haute volée, deux avec l’Orchestre symphonique de la Ville de Birmingham et la flûtiste Marie-Christine Zupancíc, un troisième avec la Philharmonie de chambre de Brême et le pianiste Kirill Gerstein.
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La pianiste Célimène Daudet sait nous surprendre et nous émerveiller, notamment par les judicieux cousinages qu’elle établit entre les compositeurs. La confrontation concerne cette fois les univers du Franco-Polonais Chopin et du Catalan Mompou, non contemporains mais liés par un même amour éperdu pour le clavier. En leur honneur, la pianiste fait chanter son instrument, avec, in fine, la complicité de la soprano Marie-Laure Garnier.
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